Dès fin 2000, on pouvait craindre un essoufflement du marché. De fait, la progression de l’année 2001 fut nettement inférieure à celle de 2000 qui représente une des meilleurs des dix dernières années. Avec une progression de 5 % sur une belle année 2000, on ne peut pas considérer 2001 comme une année catastrophe, loin de là. D’autant que les marges se sont consolidées surtout chez les intervenants les plus importants. Hobart, qui a vu son chiffre d’affaires baisser de 20 %, a redressé complètement son exploitation. Horis, qui n’a pas véritablement développé son chiffre d’affaires en 2001, a travaillé à la consolidation de ses marges (la problématique des distributions intégrées à un groupe industriel est différente de celle des distributeurs classiques). Les indépendants hors groupements ont progressé de 6 % environ étant plus libres, dans leurs propositions, de fournir tel ou tel matériel de moindre coût. Mais les scores les plus brillants ont été relevés dans des groupements comme Eurochef, + 18 %, ou dans une distribution généraliste comme Metro, + 14 %. Au global, les groupements ont enregistré une progression de 10 %, ce qui représente le double de la progression du marché. On pourrait penser que les groupements ont absorbé la progression de marché que les distributeurs intégrés n’ont ou n’ont pas voulu saisir.
Il semble que la confrontation directe se situe entre les groupements et les distributeurs intégrés. Metro jouant sur un autre terrain, ce qui lui
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