L’année 2001 avait plutôt été bonne pour les éleveurs de porcs avec un prix à la production qui avait atteint 1,866 euro/kg à son plus haut niveau, et qui avait connu une hausse moyenne de 19 % sur l’année. Mais les cours du porc étaient néanmoins tendanciellement à la baisse depuis mi-2001, et ils ont «à nouveau fléchi sensiblement ces dernières semaines, pour se rapprocher du seuil psychologique de 1 euro le kilogramme», indiquait le quotidien Les Echos dans son édition du 3 mai. Le niveau le plus bas avait été atteint en 1999, à 0,76 euro/kg. Le coût de revient étant estimé entre 1,3 et 1,4 euro le kg, au taux actuel, «l’ensemble des éleveurs de porcs vendent à perte, et les éleveurs français s’affaiblissent par rapport à leurs voisins européens», indiquait en avril la FNP (Fédération nationale porcine). Les raisons de cette chute des prix ? Une baisse de la demande des pays de l’UE, des entreprises françaises d’abattage et de découpe à l’export en difficulté, notamment confrontées à la concurrence du porc brésilien en Russie, le fermeture des marchés asiatiques…
Il faut y ajouter la crainte d’une extension de la peste porcine (apparue dans un élevage en Moselle) qui freinera les exportations. Le 8 mai, l’Union européenne a d’ailleurs interdit jusqu’au 30 juin l’exportation de porcs vivants de certaines régions de France (Moselle, Meurthe et-Moselle), d’Allemagne
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