Restaurants scolaires : recrutement et gestion difficiles du personnel encadrant


Al’instar d’autres villes françaises, Lille peine à recruter des animateurs pour encadrer le temps du repas dans ses 92 restaurants scolaires. 9 000 enfants y déjeunent quotidiennement et les enseignants qui assuraient autrefois la surveillance se font de plus en plus rares, indique le quotidien régional La Voix du Nord. Le bruit, les horaires trop longs, le défraiement peu élevé ont, entre autres, eu raison de leur motivation. Ils représentent aujourd’hui moins de 10 % des 360 animateurs nécessaires le midi. «Les choses se passent mieux quand le personnel encadrant connaît les enfants», indique encore le journal. C’est le cas pour les enseignants ou, dans les maternelles, pour les «dames d’entretien» qui surveillent la cantine.


Mais la municipalité doit faire appel à de nombreux vacataires (souvent des étudiants) peu formés et au «turn over» important. Les enfants sont «en déphasage complet», indique Guy Oriol, élu vert chargé de la restauration scolaire, et les parents deviennent de plus en plus exigeants, l’alimentation n’apparaissant plus comme la seule préoccupation.


Guy Oriol souhaite réévaluer le taux d’encadrement déterminé par la ville. Mais la formation et une meilleure rémunération sont aussi à prendre en compte, pour s’orienter véritablement vers une «professionnalisation du périscolaire», les animateurs assurant l’encadrement des enfants avant et après le déjeuner.


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