Les économistes sont sceptiques sur l’efficacité de l’impact de la baisse des impôts sur la consommation. Certes, cette année, le revenu disponible brut des ménages ne devrait augmenter que de 0,8 % et le quart de cette faible croissance serait lié à l’évolution de la fiscalité (IR, TH et PEE). Mais cela ne signifie pas pour autant que ces 0,2 % de RDB (Revenu Disponible Brut) supplémentaires seront affectés à la consommation. En fait tout dépend de la conjoncture. La baisse fiscale qui est entrée en vigueur cette année et qui a été votée l’année dernière (- 1 % pour l’impôt sur le revenu) a surtout profité à l’épargne (on s’attend pour la fin de l’année à un taux d’épargne record de 16,5 %), parce que les anticipations des ménages ne sont pas excellentes. Dans ces conditions, l’impact de la nouvelle baisse de l’impôt sur le revenu qui devrait être votée cette année (- 4 %) est difficile à prévoir. Les économistes anticipent cependant qu’en 2004, le Revenu Disponible Brut des ménages devrait s’accroître de 1,5 %, mais que l’impact de la fiscalité serait cette fois ci négatif (- 0,1 %). En effet, la hausse de la fiscalité locale devrait plus que compenser les effets bénéfiques de la baisse de l’impôt sur le revenu. Une façon de répondre à la question. L’année prochaine, le moteur «consommation» pourrait fonctionner un peu mieux que cette année, mais probablement pas à cause de
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