Le rôle de l’intendant et du gestionnaire, l’évolution de ses missions et de ses responsabilités (comptabilité, achats, restauration…), la place des EPLE, de l’Etat et des collectivités territoriales, la décentralisation, l’autonomie («accroître l’autonomie des décideurs»), la nouvelle carte comptable et les budgets («les rendre plus lisibles», «difficultés à voir les priorités»), les modes de fonctionnement ont fait partie des interrogations et des discussions le 12 juin dernier à la Sorbonne. Marc Fischer, directeur de l’Education de la Région Poitou-Charentes, a notamment souligné «l’obligation de se fixer des objectifs depuis la loi de 2004, les impératifs d’une cohérence du service public mais aussi de performance», en précisant qu’«un établissement ne peut pas ne pas s’inscrire dans une politique globale des collectivités».
Légitimité et contradictions
Jean-Pierre Gauthereau, directeur adjoint de l’Education du Département de l’Oise, a pour sa part insisté sur les défauts de communication et d’explications, le manque de pédagogie accompagné de l’incontournable résistance au changement, qui peuvent expliquer une mise en place difficile des textes législatifs et de leur contenu. «La légitimité des collectivités territoriales ne s’inscrit pas dans la façon dont l’argent est utilisé, mais dans le résultat de son usage» a-t-il relevé. Les contradictions sont souvent un frein. «Par exemple, les collectivités territoriales manquent souvent de compétences pour mettre en place ses… nouvelles compétences». Ou encore : «Les collectivités n’ont pas d’autorité sur les gestionnaires qui ont pourtant des missions qui y sont rattachées». Et de poursuivre : «Nous
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